Si des élections s’étaient déroulées durant le printemps, les Québécois auraient sans doute élu un gouvernement libéral. Cependant, savoir s’il serait minoritaire ou majoritaire demande de grandes connaissances en futurologie…
Je me suis donc inspiré de la méthode DemocraticSpace pour évaluer ce qu’aurait l’air l’Assemblée nationale, si des élections avait été déclenchées au printemps 2008. En tenant compte des sondages effectués au printemps, le PLQ aurait récolté en moyenne 38%, le PQ 31,7% et l’ADQ 17%.
Donc si une élection avait eu lieu, le PLQ aurait fait élire 60 députés, ce qui est trois élus sous le seuil de la majorité. Quant à lui, le PQ aurait fait élire 55 députés. La dégelé reviendrait à l’ADQ qui ne ferait élire que 10 députés, uniquement sur la rives Nord et Sud de Québec. Il faut rappeler qu’à la veille des élections de mars 2007, Mario Dumont entrevoyait se retirer s’il ne faisait pas élire au moins 20 députés adéquistes…
Vous pouvez donc visionner les résultats ici.
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dimanche 27 juillet 2008
jeudi 28 février 2008
Pourquoi l’ADQ ne pourrait nous gouverner ?
Parce que pour prendre les commandes d’un État comme le Québec, il faut que les élus aient une certaine expérience. Une expérience en tant que député, mais également un bagage en tant que gestionnaire. Une gestion qui touche plusieurs individus en même temps. Parce que gérer un ministère ce n’est pas gérer une entreprise !
Primo, il y a une culture dans la gestion de l’État et les fonctionnaires ont leur façon de faire. Secundo, un ministère impose le souci de gérer pour 7 millions de personnes simultanément… C’est n’est pas rien! Croire que l’arrivée d’adéquistes au gouvernement changerait les façons de faire au Québec serait très illusoire.
Le député typique adéquiste était propriétaire d’une PME avant de gagner ses élections.
Au-delà de l’image, seulement deux députés ont travaillé au sein de la fonction publique avant d’être élu. Gilles Taillon a été directeur général de financement au ministère de l’Éducation, avant de devenir président du Conseil du Patronat, fonction très importante tout de même. L’autre ex-fonctionnaire est Jean-François Therrien qui a été enquêteur pour le gouvernement québécois.
Bien sûr, certains députés adéquistes ont occupé des fonctions électives au niveau municipal. Pierre Gingras, entre autre, a été maire de Blainville, municipalité d’environ 46 500 habitants. Pour le reste, ils ont été conseillers ou maires de villes de moins de 10 000 citoyens.
Parce que l’expérience ça ne s’achète pas, les députés autonomistes n’ont pas la connaissance d’avoir eu à gérer une masse importante de citoyens. Lorsqu’on s’occupe du ministère de la Santé, de l’Éducation ou des Finances, ce sont plus de 5 millions de gens qui sont touchés en même temps. Qui pourrait se targuer d’avoir cette expérience à l’ADQ ?
Primo, il y a une culture dans la gestion de l’État et les fonctionnaires ont leur façon de faire. Secundo, un ministère impose le souci de gérer pour 7 millions de personnes simultanément… C’est n’est pas rien! Croire que l’arrivée d’adéquistes au gouvernement changerait les façons de faire au Québec serait très illusoire.
Le député typique adéquiste était propriétaire d’une PME avant de gagner ses élections.
Au-delà de l’image, seulement deux députés ont travaillé au sein de la fonction publique avant d’être élu. Gilles Taillon a été directeur général de financement au ministère de l’Éducation, avant de devenir président du Conseil du Patronat, fonction très importante tout de même. L’autre ex-fonctionnaire est Jean-François Therrien qui a été enquêteur pour le gouvernement québécois.
Bien sûr, certains députés adéquistes ont occupé des fonctions électives au niveau municipal. Pierre Gingras, entre autre, a été maire de Blainville, municipalité d’environ 46 500 habitants. Pour le reste, ils ont été conseillers ou maires de villes de moins de 10 000 citoyens.
Parce que l’expérience ça ne s’achète pas, les députés autonomistes n’ont pas la connaissance d’avoir eu à gérer une masse importante de citoyens. Lorsqu’on s’occupe du ministère de la Santé, de l’Éducation ou des Finances, ce sont plus de 5 millions de gens qui sont touchés en même temps. Qui pourrait se targuer d’avoir cette expérience à l’ADQ ?
Caricature : Le Soleil, André-Philippe Côté
mardi 18 décembre 2007
L'instinct solitaire de Dumont
Très bon reportage de la SRC à propos de l'Association démocratique du Québec... L'Action pardons! Vous pouvez le visionner ici!
Surtout quand on sait que Mario Dumont et son entourage contrôle le message comme le font les Conservateurs de Stephen Harper; très serré! Mais l'establishment adéquiste y est contraint.
Surtout quand un de tes candidats rebaptise l'ADQ, l'ASSOCIATION démocratique du Québec...
Quand plus d'une demie douzaine de députés sont ouvertement souverainistes.
Quand un des plus jeunes députés de l'ADQ a participé à la campagne à la chefferie du Parti libéral du Canada pour le compte de Michael Ignatieff.
Quand un député affirme que sa qualité est la toxicomanie...
Quand une des têtes d'affiche à l'Assemblée nationale voulait se présenter pour le PLQ, une semaine avant le début des dernières élections.
Et finalement, quand on entend dire par le leader parlementaire de l'opposition officielle, que le rapport Allaire n'est qu'une brique de la fondation adéquiste, tandis que Mario Dumont réaffirme dans L'instinct Dumont que le rapport est la pierre d'assise de son parti. Il y a un léger manque de cohérence.
Les péripéties devraient se poursuivrent en 2008, sans aucun doute...
Il y a bien M. Merlini qui égaye par son sens de l'humour. Mais on en demanderait un peu plus de la part d'un représentant de la plus haute instance politique québécoise.
Il y a aussi M. Caire qui a surpris, mais quand on est opposé à la tête d'affiche des Libéraux en Santé, il est difficile de se faire voir et de gagner beaucoup de points.
L'Association... L'Action démocratique du Québec aura beaucoup de pain sur la planche pour prouver à la population qu'elle est une alternative intéressante pour prendre le pouvoir.
Il faut croire que le manque d'expérience des députés adéquistes ce n'est pas comme l'instinct politique de Mario... Il en manque beaucoup à l'Assemblée nationale!
Surtout quand on sait que Mario Dumont et son entourage contrôle le message comme le font les Conservateurs de Stephen Harper; très serré! Mais l'establishment adéquiste y est contraint.
Surtout quand un de tes candidats rebaptise l'ADQ, l'ASSOCIATION démocratique du Québec...
Quand plus d'une demie douzaine de députés sont ouvertement souverainistes.
Quand un des plus jeunes députés de l'ADQ a participé à la campagne à la chefferie du Parti libéral du Canada pour le compte de Michael Ignatieff.
Quand un député affirme que sa qualité est la toxicomanie...
Quand une des têtes d'affiche à l'Assemblée nationale voulait se présenter pour le PLQ, une semaine avant le début des dernières élections.
Et finalement, quand on entend dire par le leader parlementaire de l'opposition officielle, que le rapport Allaire n'est qu'une brique de la fondation adéquiste, tandis que Mario Dumont réaffirme dans L'instinct Dumont que le rapport est la pierre d'assise de son parti. Il y a un léger manque de cohérence.
Les péripéties devraient se poursuivrent en 2008, sans aucun doute...
Il y a bien M. Merlini qui égaye par son sens de l'humour. Mais on en demanderait un peu plus de la part d'un représentant de la plus haute instance politique québécoise.
Il y a aussi M. Caire qui a surpris, mais quand on est opposé à la tête d'affiche des Libéraux en Santé, il est difficile de se faire voir et de gagner beaucoup de points.
L'Association... L'Action démocratique du Québec aura beaucoup de pain sur la planche pour prouver à la population qu'elle est une alternative intéressante pour prendre le pouvoir.
Il faut croire que le manque d'expérience des députés adéquistes ce n'est pas comme l'instinct politique de Mario... Il en manque beaucoup à l'Assemblée nationale!
dimanche 16 décembre 2007
Élections en 2008 ?

Pendant que la ville de Québec se met sur son 36 pour célébrer son 400ème, les électeurs du Québec affutent leurs crayons afin de voter pour une cinquième et possiblement sixième fois en cinq ans. C’est le lot des gouvernements minoritaires qui ont une espérance de vie de 18 mois environ.
Au Québec le gouvernement libéral pourrait se faire battre dès le prochain budget en mars 2008, mais tout dépendra de ce qui se passera à Ottawa. À Ottawa, les trois partis d’opposition veulent défaire le gouvernement, donc il est pratiquement assuré que nous seront en élection fédérale. Le gouvernement québécois serait donc sur la sellette le temps des élections canadiennes.
Parti libéral du Québec
- A besoin de temps (Jean Charest et le gouvernement minoritaire aussi…)
- Le gouvernement minoritaire fait beaucoup moins d’erreurs que par le passé (mandat 2003-2007)
- Le gouvernement risque de s’essouffler si le 2ème mandat est trop long (alternance traditionnelle au Québec après 2 mandats)
Action démocratique du Québec
- Le parti a le vent dans les voiles, car il progresse depuis le début de son existence
- L’instinct Dumont risque d’aider Mario Dumont à trouver le prochain sujet qui allumera l’électorat
- Il y a un sérieux manque de candidats-députés de qualité
- Le parti doit prouver qu’il est prêt à gouverner d’ici 3 mois, c’est-à-dire le prochain budget…
Parti Québécois
- Pauline Marois a imposé son rythme avec le projet de loi sur l’identité, les autres doivent suivre
- Les souverainistes voteront contre le prochain budget au printemps
- Les ressources financières du parti sont extrêmement limitées
- Les souverainistes devront mener une campagne claire sans vendre la souveraineté immédiate
L’ADQ et le PQ ne devraient pas voter de la même façon, car si l’un va bien, l’autre régresse. Donc ce sera sûrement au PLQ de décider quand son parti tombera. À moins que l’ADQ et le PQ soient à égalité lors du vote du prochain budget (+/- 30%). Il faudrait alors que le PLQ baisse considérablement dans les intentions de vote. Ce serait alors aux partis d’opposition d’amener le parti vers l’abime en l’obligeant à commettre des erreurs.
jeudi 8 novembre 2007
Espacedémocratique: Gouvernement péquiste minoritaire
Depuis le 26 mars 2007, bien des sondages ont été publiés. Cependant, aucun pronostic n'a été publié depuis, à savoir de quoi aurait l'air une future Assemblée nationale si des élections avaient lieu dans les prochains jours.
C'est ce que faisait le site democraticSPACE. Cependant, le site ne publie plus de projection. Sans doute, les résultats du 26 mars ont dérouté les artisans de ce site et ils ont décidé de revoir leur façon de calculer. Ceci dit, j'ai décidé de reprendre en faisant les mêmes calculs.
Il suffit de s'inspirer des cinq derniers sondages publiés, pour observer une tendance, et se rapporter aux résultats du 26 mars. Il faut, bien sûr, faire attention aux réalités régionales québécoises.
Donc si des élections avaient lieux présentement et selon le calcul, le Québec aurait élu pour la première fois une femme, en la personne de Pauline Marois. Cependant, les Libéraux et les Adéquistes auraient fait élire le même nombre de députés (37). Gouvernement minoritaire en perspective... Qui serait le parti d'opposition? L'ADQ dû au pourcentage de vote plus élevé (29,6% contre 28,2% pour le PLQ). À noter que Jean Charest perdrait dans Sherbrooke, ce qui l'obligerait sûrement à quitter son poste au PLQ.
Vous pouvez voir le portrait en cliquant sur l'image. L'image n'est pas super, mais je peux fournir le dossier PDF.
C'est ce que faisait le site democraticSPACE. Cependant, le site ne publie plus de projection. Sans doute, les résultats du 26 mars ont dérouté les artisans de ce site et ils ont décidé de revoir leur façon de calculer. Ceci dit, j'ai décidé de reprendre en faisant les mêmes calculs.
Il suffit de s'inspirer des cinq derniers sondages publiés, pour observer une tendance, et se rapporter aux résultats du 26 mars. Il faut, bien sûr, faire attention aux réalités régionales québécoises.
Donc si des élections avaient lieux présentement et selon le calcul, le Québec aurait élu pour la première fois une femme, en la personne de Pauline Marois. Cependant, les Libéraux et les Adéquistes auraient fait élire le même nombre de députés (37). Gouvernement minoritaire en perspective... Qui serait le parti d'opposition? L'ADQ dû au pourcentage de vote plus élevé (29,6% contre 28,2% pour le PLQ). À noter que Jean Charest perdrait dans Sherbrooke, ce qui l'obligerait sûrement à quitter son poste au PLQ.
Vous pouvez voir le portrait en cliquant sur l'image. L'image n'est pas super, mais je peux fournir le dossier PDF.
mardi 25 septembre 2007
Mauvais calcul M. Dumont!
Mario Dumont attribue le bon résultat de Pauline Marois au vote libéral qui a penché à la faveur de la nouvelle chef du Parti Québécois. Pour un parti qui se dit autonomiste, ne pas avoir attiré le vote fédéraliste devrait faire un peu peur.Le chef de l'ADQ devrait renvoyer ou, du moins, parler dans le casse de ses stratèges politiques. Croire que la victoire sans équivoque de Pauline Marois n'est le fruit que des vieux libéraux montre bien que le leader autonomiste est à côté de la coche. Est-ce que la victoire de Pauline Marois ne serait tout simplement pas le fruit de son statut de leader? Le Parti québécois ne serait-il pas en train de remonter la pente et de gruger le vote adéquiste?
Parce qu'en voyant la remontée du Parti québécois, Mario Dumont sait que c'est une bien mauvaise nouvelle pour lui. D'abord, c'est grâce aux souverainistes fatigués que Mario a pu faire aussi bonne figure dans le 450 et dans le centre du Québec. Et si ce vote retournait à la formation souverainiste. Le "swing vote" redonnerait beaucoup de sièges au PQ.
Ensuite, parce que l'élection partielle de Charlevoix aura prouvé quelque chose à l'ADQ: il ne pourra pas compter sur le vote fédéraliste. Sans le vote massif des fédéralistes, l'ADQ ne pourra jamais espérer former un gouvernement majoritaire. C'est ça qui arrive quand on joue trop à cheval entre deux concepts que sont l'amour du Québec ou le partenariat canadien.
Finalement, si quelqu'un peut être haït plus que les souverainistes par les fédéralistes, c'est bien Mario. Meilleure chance la prochaine fois M. Dumont... si un jour elle se représente.
Photo : google
jeudi 31 mai 2007
« Pauline a demandé de ne pas y aller! » - François Gendron
- Oui bonjour?- François?
- Ah Pauline! Comment vas-tu?
- Bien, bien! M. le chef intérimaire, pourriez-vous ne pas aller en élections svp?
- Oui, mais Pauline, les libéraux nous offre si peu!
- Qu’importe, trouvez un moyen de ne pas aller en élections tout de suite!
- Bon… ok!
Les électeurs québécois n’auront pas à se rendre dans les bureaux de vote pour une deuxième fois en moins de 3 mois. Les péquistes ont décidé de ne pas voter en « masse » contre le budget Jérôme-Forget. Ils ne seront que 3 à se prononcer lorsque qu’aura lieu le décompte en chambre.
Oui, la formation souverainiste manque de couilles en faisant ça. Toutefois, bien peu de gens voulait aller en élections durant le congé de la construction.
Ce que recherchait avant tout le PQ, c’est de retrouver sa voix au chapitre. Depuis le 26 mars dernier, la formation politique de René Lévesque était reléguée aux oubliettes et plusieurs députés pestaient en pensant au peu de considération que leur portaient les médias et les deux autres partis de l’Assemblée Nationale.
Le PQ était complètement oublié dans sa « cage à poule ».
Jusqu’à ce que le chef intérimaire, François Gendron, annonce que le PQ s’opposait au budget proposé par les libéraux.
Le PQ a retrouvé sa voix cette semaine et de façon éloquente.
On ne peut pas en dire autant des adéquistes qui ont montré peu de sens politique. Mario Dumont n’était même pas dans la capitale en pleine période de crise… Il y a des moments où il faut montrer que nous avons la carrure d’une chef d’État. Mario a manqué sa « shot »!
Il est clair que Pauline Marois a eu son mot à dire lorsque le caucus du PQ s’interrogeait à savoir s’il devait faire tomber le budget libéral. La future chef a mis son poids politique dans la balance.
Elle a maintenant un an, car le budget libéral 2008 sera assurément battu, pour convaincre la population, rebâtir le parti, son programme et son financement.
Aller en élections?
Comme le dis le nouveau chef de bureau de la SRC sur à l'Assemblée Nationale, Michel C. Auger : «Aucun pays ne voulait provoquer la Première Grande guerre mondiale, mais elle a quand même eu lieu».
Donc quels sont les avantages et désavantages pour chacun des partis d’aller en guerre… en élections plutôt!
Images: quebecpolitique.com
Donc quels sont les avantages et désavantages pour chacun des partis d’aller en guerre… en élections plutôt!
Parti libéral du Québec
Avantages
- Se rendre devant l’électorat en ayant défendu des baisses d’impôts
- Jean Charest aime mieux perdre une élection que d’être mis à la porte par son propre parti
- Assurance de conserver une trentaine de comtés sûrs
Désavantages
- Moins d’un électeur francophone sur 5 votera pour le PLQ
- Forte chance de perdre le pouvoir
- Plusieurs ministres savent que leur circonscription est en ballottage (Béchard, Fournier, Boulet, etc.)
- 10 des 48 députés libéraux ont été élus avec moins de 2000 voix de majorité
- 17 des 48 députés libéraux ont été élus avec moins de 40% du vote dans leur comté
- Se rendre devant l’électorat en ayant défendu des baisses d’impôts
- Jean Charest aime mieux perdre une élection que d’être mis à la porte par son propre parti
- Assurance de conserver une trentaine de comtés sûrs
Désavantages
- Moins d’un électeur francophone sur 5 votera pour le PLQ
- Forte chance de perdre le pouvoir
- Plusieurs ministres savent que leur circonscription est en ballottage (Béchard, Fournier, Boulet, etc.)
- 10 des 48 députés libéraux ont été élus avec moins de 2000 voix de majorité
- 17 des 48 députés libéraux ont été élus avec moins de 40% du vote dans leur comté
Action Démocratique du Québec
Avantages
- Premier dans les sondages Léger Marketing et CROP malgré l’arrivée de Pauline Marois
- Encore dans la vague adéquiste du 26 mars dernier
- Mario Dumont est le chef le plus aimé
- En plus des 41 élus le 26 mars, 46 candidats adéquistes ont fini au second rang
Désavantages
- Manque flagrant de militants et $$$
- Peu d’expérience dans la députation, car 36 des 41 élus ne sont à l’Assemblée Nationale que depuis 2 mois
Avantages
- Premier dans les sondages Léger Marketing et CROP malgré l’arrivée de Pauline Marois
- Encore dans la vague adéquiste du 26 mars dernier
- Mario Dumont est le chef le plus aimé
- En plus des 41 élus le 26 mars, 46 candidats adéquistes ont fini au second rang
Désavantages
- Manque flagrant de militants et $$$
- Peu d’expérience dans la députation, car 36 des 41 élus ne sont à l’Assemblée Nationale que depuis 2 mois
Parti Québécois
Avantages
- L’arrivée de Pauline Marois créé une nouvelle ère dans le mouvement souverainiste
- Prendre le pouvoir ou du moins devenir l’opposition officielle
- Redevenir un parti en puissance au Québec
Désavantages
- Le parti n’a pas de chef, pas de programme, pas d’$$$ (les bases d’une formation politique quoi…)
- Traîner la notion de référendum tout en gardant la souveraineté comme étoile de Bethléem
- 17 des 36 députés péquistes ont été élus avec moins de 2000 voix de majorité
- 17 des 36 députés péquistes ont été élus avec moins de 40% du vote dans leur comté
- Toutes les majorités des députés du PQ ont fondu entre 2003 et 2007
- L’arrivée de Pauline Marois créé une nouvelle ère dans le mouvement souverainiste
- Prendre le pouvoir ou du moins devenir l’opposition officielle
- Redevenir un parti en puissance au Québec
Désavantages
- Le parti n’a pas de chef, pas de programme, pas d’$$$ (les bases d’une formation politique quoi…)
- Traîner la notion de référendum tout en gardant la souveraineté comme étoile de Bethléem
- 17 des 36 députés péquistes ont été élus avec moins de 2000 voix de majorité
- 17 des 36 députés péquistes ont été élus avec moins de 40% du vote dans leur comté
- Toutes les majorités des députés du PQ ont fondu entre 2003 et 2007
Images: quebecpolitique.com
jeudi 24 mai 2007
Sans Option Canada, point de salut!
Ces derniers jours, le budget Jérôme-Forget attire beaucoup l’attention. Est-ce que les deux partis d’opposition approuveront les mesures proposées par le gouvernement libéral?
Déjà, l’opposition adéquiste a mis la barre tellement haute, que la nouvelle opposition officielle risque sans doute de désapprouver le budget.
Les péquistes n’ont pas encore annoncés leurs couleurs, mais un parti sans chef ne prendrait sûrement pas le risque d’aller en élection immédiatement.
Toutefois, ce n’est sûrement pas le budget qui risque le plus de plonger le Québec en élection. C’est plutôt l’affaire d’Option Canada.
Durant les dernières élections, le PQ voyait bien venir la défaite, ou du moins, une victoire très faible. La formation souverainiste comptait alors sur les conclusions du Rapport Grenier pour stimuler le sentiment nationaliste dans la population. Toutefois, du 31 mars, les conclusions du rapport ont été reportées à la fin mai.
Ce qui a signé la fin du chef du PQ, André Boisclair.
D’autant plus que le parti n’a pas fini au 2e rang, mais bon 3e dans le fond de l’Assemblée Nationale.
Le PQ compte donc sur les faits qui seront révélés la semaine prochaine par le Directeur général des élections, Marcel Blanchet, pour donner une nouvelle poussée au mouvement souverainiste dormant. Gomery avait réussi cela, pourquoi pas Option Canada?
Le PQ fera peut-être tomber le budget du gouvernement Charest, avec l’aide de l’ADQ, mais pour des raisons idéologiques et non financières.
Déjà, l’opposition adéquiste a mis la barre tellement haute, que la nouvelle opposition officielle risque sans doute de désapprouver le budget.
Les péquistes n’ont pas encore annoncés leurs couleurs, mais un parti sans chef ne prendrait sûrement pas le risque d’aller en élection immédiatement.
Toutefois, ce n’est sûrement pas le budget qui risque le plus de plonger le Québec en élection. C’est plutôt l’affaire d’Option Canada.
Durant les dernières élections, le PQ voyait bien venir la défaite, ou du moins, une victoire très faible. La formation souverainiste comptait alors sur les conclusions du Rapport Grenier pour stimuler le sentiment nationaliste dans la population. Toutefois, du 31 mars, les conclusions du rapport ont été reportées à la fin mai.
Ce qui a signé la fin du chef du PQ, André Boisclair.
D’autant plus que le parti n’a pas fini au 2e rang, mais bon 3e dans le fond de l’Assemblée Nationale.
Le PQ compte donc sur les faits qui seront révélés la semaine prochaine par le Directeur général des élections, Marcel Blanchet, pour donner une nouvelle poussée au mouvement souverainiste dormant. Gomery avait réussi cela, pourquoi pas Option Canada?
Le PQ fera peut-être tomber le budget du gouvernement Charest, avec l’aide de l’ADQ, mais pour des raisons idéologiques et non financières.
samedi 5 mai 2007
De tête à claque à face à claque!

Depuis que l’ADQ a fait élire 41 candidats le 26 mars dernier, Mario Dumont et son leader parlementaire, Sébastien Proulx, s’amusent à jouer aux durs avec le Parti Québécois.
Normal, les autonomistes ont fait élire plus de député que les souverainistes. Ils ont le beau jeu. Les règles parlementaires sont pratiquement muettes en ce qui attrait aux bénéfices qui pourraient être octroyés au deuxième parti d’opposition.
Sébastien Proulx a décidé de jouer son rôle de pitbull en refusant toute concession à Diane Lemieux, femme de confiance d’André Boisclair, et Jean-Marc Fournier leader libéral.
Il ne faudrait pas que l’ADQ prenne trop goût au pouvoir que lui procurent les sièges de l’opposition officielle, car il tomberait ainsi dans le même vice que les « vieux partis ». Soit celui de se croire plus gros qu’il ne l’est vraiment.
L’ADQ est encore une formation instable et sans organisation. La plupart des candidats de la dernière élection travaillaient avec moins de dix bénévoles au local électoral… lorsqu’ils en avaient un à leur disposition.
De jouer les durs, dès les premiers jours n’est peut-être pas la solution et si les députés de l’ADQ n’allume pas plus vite et pensent avoir la science politique infuse, ils pourraient frapper un mur populaire très rapidement.
Sous un gouvernement minoritaire, la population a le parti au pouvoir à l’œil, mais l’opposition officielle également. D’autant plus quand c’est l’Action Démocratique du Québec et que vous êtes un parti en pleine ascension.
L’arrogance de Mario Dumont pourrait facilement irriter les électeurs et faire de lui une belle face à claque.
Normal, les autonomistes ont fait élire plus de député que les souverainistes. Ils ont le beau jeu. Les règles parlementaires sont pratiquement muettes en ce qui attrait aux bénéfices qui pourraient être octroyés au deuxième parti d’opposition.
Sébastien Proulx a décidé de jouer son rôle de pitbull en refusant toute concession à Diane Lemieux, femme de confiance d’André Boisclair, et Jean-Marc Fournier leader libéral.
Il ne faudrait pas que l’ADQ prenne trop goût au pouvoir que lui procurent les sièges de l’opposition officielle, car il tomberait ainsi dans le même vice que les « vieux partis ». Soit celui de se croire plus gros qu’il ne l’est vraiment.
L’ADQ est encore une formation instable et sans organisation. La plupart des candidats de la dernière élection travaillaient avec moins de dix bénévoles au local électoral… lorsqu’ils en avaient un à leur disposition.
De jouer les durs, dès les premiers jours n’est peut-être pas la solution et si les députés de l’ADQ n’allume pas plus vite et pensent avoir la science politique infuse, ils pourraient frapper un mur populaire très rapidement.
Sous un gouvernement minoritaire, la population a le parti au pouvoir à l’œil, mais l’opposition officielle également. D’autant plus quand c’est l’Action Démocratique du Québec et que vous êtes un parti en pleine ascension.
L’arrogance de Mario Dumont pourrait facilement irriter les électeurs et faire de lui une belle face à claque.
Caricature : CHAPLEAU
mercredi 2 mai 2007
Du Temps et des oreilles!
Ça ne fait qu’un mois que le PQ a mangé sa volée et déjà les militants souverainistes ont largement aidé les journalistes à remplir les pages des quotidiens. Ne devrions-nous pas manger notre pain noir entre souverainistes?
Aux lendemains de la dégelée que Mario Dumont avait subi le 14 avril 2003, il n’était pas apparu dans les médias avant le mois de mai et les adéquistes étaient disparus de la carte au profit d’un grand ménage.
Il est peut-être temps pour les péquistes de prendre leur trou pour quelques temps.
Bien sûr, le PQ n’a pas fait élire que 4 députés comme l’avait fait la formation autonomiste en 2003. Toutefois, un petit exercice d’introspection ne ferait pas de tord.
Deux maîtres mots devraient guider la démarche du PQ : de la patience et de l’écoute.
De la patience, car il faut maintenant se faire à l’idée, la position constitutionnelle n’est pas sur l’écran radar des Québécois à court et moyen terme. Les babies boomers devront accepter d’avoir été le moteur de la cause souverainiste, mais de ne pas avoir concrétisé leur rêve. La passation des pouvoirs sera le constat sans équivoque.
De la patience, car la victoire électorale, voir la souveraineté n’est pas pour demain. Il faut donc voir à long terme, ce qui remet en cause la promesse de référendum dès le premier mandat (je viens de dévoiler un scoop je sais bien…).
De l’écoute, car les péquistes et souverainistes se parlent trop entre eux. Il faudra que le PQ retourne sur le plancher des vaches pour se reconnecter aux gens. Pour répondre aux problèmes et préoccupations de la population, ce qui n’exclu pas de donner plus de pouvoirs au Québec.
De l’écoute pour trouver de nouveaux moyens pour répondre aux préoccupations populaires. Innover pour faire avancer le peuple québécois autant au plan social que constitutionnel.
Aux lendemains de la dégelée que Mario Dumont avait subi le 14 avril 2003, il n’était pas apparu dans les médias avant le mois de mai et les adéquistes étaient disparus de la carte au profit d’un grand ménage.
Il est peut-être temps pour les péquistes de prendre leur trou pour quelques temps.
Bien sûr, le PQ n’a pas fait élire que 4 députés comme l’avait fait la formation autonomiste en 2003. Toutefois, un petit exercice d’introspection ne ferait pas de tord.
Deux maîtres mots devraient guider la démarche du PQ : de la patience et de l’écoute.
De la patience, car il faut maintenant se faire à l’idée, la position constitutionnelle n’est pas sur l’écran radar des Québécois à court et moyen terme. Les babies boomers devront accepter d’avoir été le moteur de la cause souverainiste, mais de ne pas avoir concrétisé leur rêve. La passation des pouvoirs sera le constat sans équivoque.
De la patience, car la victoire électorale, voir la souveraineté n’est pas pour demain. Il faut donc voir à long terme, ce qui remet en cause la promesse de référendum dès le premier mandat (je viens de dévoiler un scoop je sais bien…).
De l’écoute, car les péquistes et souverainistes se parlent trop entre eux. Il faudra que le PQ retourne sur le plancher des vaches pour se reconnecter aux gens. Pour répondre aux problèmes et préoccupations de la population, ce qui n’exclu pas de donner plus de pouvoirs au Québec.
De l’écoute pour trouver de nouveaux moyens pour répondre aux préoccupations populaires. Innover pour faire avancer le peuple québécois autant au plan social que constitutionnel.
Libellés :
Action Démocratique du Québec,
Parti Québécois,
patience,
temps
lundi 30 avril 2007
Pourquoi Daniel Turp a raison
Daniel Turp doit encore se demander s’il a fait une bonne affaire de proposer la mise sur pied d’une Constitution du Québec. Quelques jours plus tard, le chef du Parti Québécois, André Boisclair se montrait ouvert, mais sans grand enthousiame.
Alors, si les instances du PQ ne semblent pas appuyer la proposition du député de Mercier, pourquoi une Constitution du Québec serait une bonne chose?
D’abord, parce qu’une constitution québécoise, ça ferait avancer le Québec. Au-delà de l’absence de la « belle province » dans le giron constitutionnelle canadien, un texte fondateur permettrait de créer une identité propre au Québec. La souveraineté n’est pas une fin, mais elle est un moyen de faire progresser le Québec. La constitution serait un autre moyen pour faire avancer la province pour lui donner les pouvoirs qui lui reviennent.
La constitution proposée par M. Turp serait un pas en avant.
Ensuite, parce que l’ADQ propose la même idée. Dans un gouvernement minoritaire, les deux partis d’opposition auront beau jeu et ils pourront voter pour la constitution.
Cependant, imaginons que l’ADQ refuse de voter pour la constitution proposée par Daniel Turp. La formation autonomiste contreviendrait alors à un des points centraux de sa position constitutionnelle. Les piliers adéquistes que sont les Jean Allaire et Guy Laforest ne seraient pas contents, pas contents du tout!
Si l’ADQ accepte et que l’Assemblée Nationale adoptait cette constitution, le PQ pourrait se targuer de faire avancer le Québec.
En politique, toutes les victoires sont importantes.
Une victoire stratégique signée Daniel Turp.
Alors, si les instances du PQ ne semblent pas appuyer la proposition du député de Mercier, pourquoi une Constitution du Québec serait une bonne chose?
D’abord, parce qu’une constitution québécoise, ça ferait avancer le Québec. Au-delà de l’absence de la « belle province » dans le giron constitutionnelle canadien, un texte fondateur permettrait de créer une identité propre au Québec. La souveraineté n’est pas une fin, mais elle est un moyen de faire progresser le Québec. La constitution serait un autre moyen pour faire avancer la province pour lui donner les pouvoirs qui lui reviennent.
La constitution proposée par M. Turp serait un pas en avant.
Ensuite, parce que l’ADQ propose la même idée. Dans un gouvernement minoritaire, les deux partis d’opposition auront beau jeu et ils pourront voter pour la constitution.
Cependant, imaginons que l’ADQ refuse de voter pour la constitution proposée par Daniel Turp. La formation autonomiste contreviendrait alors à un des points centraux de sa position constitutionnelle. Les piliers adéquistes que sont les Jean Allaire et Guy Laforest ne seraient pas contents, pas contents du tout!
Si l’ADQ accepte et que l’Assemblée Nationale adoptait cette constitution, le PQ pourrait se targuer de faire avancer le Québec.
En politique, toutes les victoires sont importantes.
Une victoire stratégique signée Daniel Turp.
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