mardi 27 novembre 2007

Le règne des Femmes devrait se poursuivre à Québec


Moins d'un mois avant son 400ème, les gens de la Capitale nationale éliront la prochaine personnalité qui dirigera les destinées de la ville de Québec. Le successeur de la mairesse Boucher aura de grands souliers à chausser.

L’ex-mairesse de Sainte-Foy prenait une grande place en politique québécoise. Surtout dans un gros village comme l’est Québec (non je ne viens pas du Plateau, mais de Québec…).La mairesse a laissé un lourd héritage bien sûr.

De un, tous les candidats à la mairie ont misé sur la gestion serré des deniers publics, sans développé sur de grands idéaux ou de grands projets qui pourraient remettre la ville sur la « map ». Excepté Marc Bellemare qui a proposé des projets à saveur sportive. Mais à 9% dans les sondages…

De deux, plusieurs candidats se sont présentés comme indépendants à l’image de ce qu’avait fait Andrée P. Boucher.
D’abord, la mairesse avait un curriculum fournit en matière de gestion municipale. 18 années en tant que conseillère et mairesse de la Ville de Sainte-Foy, partie importante de la nouvelle ville de Québec. Aucun candidat présentement ne peut se targuer de se posséder la même feuille de route, hormis Claude Larose. Mais avec 5% dans les sondages…
Ensuite, la mairesse a profité d’une tribune deux ans avant de faire son retour à la mairie du 2 rue des Jardins. À chaque midi, entre 2003 et 2005, Mme Boucher a animé une tribune radiophonique au 93,3. Pendant 2 ans, elle a carrément été en campagne électorale. Encore une fois, aucun candidat ne peut se targuer d’avoir pu profiter d’une telle tribune.
Plusieurs candidats ont cru pouvoir faire comme Mme Boucher en se présentant comme indépendant. Toutefois, il faut une équipe pour épauler un candidat et pour faire sortir le vote, le moment venu… Claude Larose s’en est rendu compte, mais trop tard…

La présente course confronte deux idéaux. Les pros et les antis L’Allier. Le faible pourcentage dans les sondages pour Claude Larose en est un bon exemple! Il n’a pu compter sur l’appui des membres de l’ancien parti de Jean-Paul L’Allier et il les anti-L’Allier l’ont associé à son ancien chef. Situation complexe!

D’ailleurs, Ann Bourget est candidate du Renouveau Municipal de Québec, ancien parti de M. L’Allier, s’est rapidement dissociée de celui-ci, tôt dans la campagne, en prônant son appartenance pour la banlieue, car elle provient de Charlesbourg. Plus tard, elle promit « d’être au sports ce que Jean-Paul L’Allier » fut à la culture. On se souviendra que les critiques à l’endroit de Jean-Paul L’Allier visaient son goût prononcé pour la culture au détriment d’autres domaines de la société.

L’éternel second est Régis Labeaume. Ironiquement, Labeaume fut battu par Larose lors de la course à la chefferie du RMQ en 2005, quand Bourget, 3ème, avait appuyé Larose qui était 2ème. Pour une seconde fois, Labeaume pourrait voir les portes de la mairie se fermer par la faute d’Ann Bourget. Millionnaire, Labeaume représente les gens d’affaire.

Toutefois, avec moins d’une semaine, Labeaume n’aura sûrement pas assez de temps pour battre Bourget. Les votes pour Bellemare diminueront et l’opposition se cristallisera très probablement derrière Labeaume, mais pas en assez grand nombre. Il pourra peut-être frôler les 34%, mais ce ne sera pas assez pour accoter les 35% déjà acquis à Ann Bourget.

jeudi 8 novembre 2007

Espacedémocratique: Gouvernement péquiste minoritaire

Depuis le 26 mars 2007, bien des sondages ont été publiés. Cependant, aucun pronostic n'a été publié depuis, à savoir de quoi aurait l'air une future Assemblée nationale si des élections avaient lieu dans les prochains jours.

C'est ce que faisait le site democraticSPACE. Cependant, le site ne publie plus de projection. Sans doute, les résultats du 26 mars ont dérouté les artisans de ce site et ils ont décidé de revoir leur façon de calculer. Ceci dit, j'ai décidé de reprendre en faisant les mêmes calculs.

Il suffit de s'inspirer des cinq derniers sondages publiés, pour observer une tendance, et se rapporter aux résultats du 26 mars. Il faut, bien sûr, faire attention aux réalités régionales québécoises.

Donc si des élections avaient lieux présentement et selon le calcul, le Québec aurait élu pour la première fois une femme, en la personne de Pauline Marois. Cependant, les Libéraux et les Adéquistes auraient fait élire le même nombre de députés (37). Gouvernement minoritaire en perspective... Qui serait le parti d'opposition? L'ADQ dû au pourcentage de vote plus élevé (29,6% contre 28,2% pour le PLQ). À noter que Jean Charest perdrait dans Sherbrooke, ce qui l'obligerait sûrement à quitter son poste au PLQ.

Vous pouvez voir le portrait en cliquant sur l'image. L'image n'est pas super, mais je peux fournir le dossier PDF.

jeudi 4 octobre 2007

Reconstruisons le PQ!


Pierre Chateauvert, ancien directeur général du PQ alors que Bernard Landry était à la tête de la formation souverainiste, affirme que le parti devra devenir une formation politique plus disciplinée.

Il est dans la culture du PQ de connaître de grands psychodrames comme le diraient si bien plusieurs éditorialistes de la scène québécoise. Lorsque certains militants ne se sentent pas écoutés ou satisfaits, ils sortent alors dans les médias pour exprimer leurs états d'âme. Bien mauvaise habitude!

Il serait temps que le parti murisse un brin. Question d'aller chercher la confiance du public.

Car depuis que Pauline Marois est à la tête du parti, les sondages laissaient entrevoir de belles choses pour le mouvement souverainiste. Un retour au pouvoir après la dégelée du 26 mars dernier était même envisageable. Ainsi, les péquistes ont oubliés de se poser les questions qui s'imposaient pour expliquer la défaite infligée lors du dernier scrutin.

Peut-être que le dernier sondage refroidira les ardeurs des militants péquistes. Mais il ne faudrait surtout pas encore les sempiternelles requêtes des militants mécontents!

C'est Pauline Marois qui devra garder le cap vers les réformes qu'elle a promise, tout en guidant tel un berger avec ses moutons dociles(bon bon... elle était facile).

Ceci dit, le PQ se doit de revoir sa vision du Québec. Certains éléments du « sacro saint modèle québécois » ne sont pas des acquis ou des valeurs comme le défendent certains ténors nationalistes. Ils pourraient très bien disparaître du portrait québécois et la société ne s'en portrait pas moins mal.

L'économie, l'État et les mesures sociales feront parties intégrantes du débat au PQ et d'ici 4 mois, nous verrons si le PQ a su évoluer au même rythme que sa société.

dimanche 30 septembre 2007

La planète Québec

Si vous n'avez pas encore vu ce petit bijou de Martin Petit. À écouter... sans trop de sérieux.

jeudi 27 septembre 2007

Parti libéral du Québec : club privé à accès restreint

La vice-première ministre, Nathalie Normandeau, affirmait hier, en réponse au sondage CROP-La Presse, que : «Je fais confiance à l'intelligence des Québécois. Ils seront en mesure de poser un jugement positif et favorable sur l'ensemble de notre action.»

De un, Mme Normandeau, si les électeurs québécois sont intelligents, comme vous le dites si bien, même dans votre patelin de Bonaventure vous serez battu et le PLQ sera rayé de la carte dans toutes les circonscriptions à majorité francophone (Bonaventure comprenant toutefois une bonne part d’anglophones).

De deux, croire que c’est l’intelligence qui fera voter les gens du « bon bord », ça montre le peu de considération qu’on les élus libéraux envers la population. C’est d’ailleurs un trait très distinctif de ce club sélect qu’est le Parti libéral; penser que les gens vont les réélire sans fin, car ils sont au pouvoir.

Toutefois, il faut une direction, des idées à proposer. Ce que le Parti libéral n’a plus depuis bien des années.

Rester au pouvoir, seulement pour rester au pouvoir, c’est tout ce qui reste de rêve pour les députés libéraux. Belle vision du Québec!

Photo sans son poing sous le menton : site Internet PLQ

mardi 25 septembre 2007

Mauvais calcul M. Dumont!

Mario Dumont attribue le bon résultat de Pauline Marois au vote libéral qui a penché à la faveur de la nouvelle chef du Parti Québécois. Pour un parti qui se dit autonomiste, ne pas avoir attiré le vote fédéraliste devrait faire un peu peur.

Le chef de l'ADQ devrait renvoyer ou, du moins, parler dans le casse de ses stratèges politiques. Croire que la victoire sans équivoque de Pauline Marois n'est le fruit que des vieux libéraux montre bien que le leader autonomiste est à côté de la coche. Est-ce que la victoire de Pauline Marois ne serait tout simplement pas le fruit de son statut de leader? Le Parti québécois ne serait-il pas en train de remonter la pente et de gruger le vote adéquiste?

Parce qu'en voyant la remontée du Parti québécois, Mario Dumont sait que c'est une bien mauvaise nouvelle pour lui. D'abord, c'est grâce aux souverainistes fatigués que Mario a pu faire aussi bonne figure dans le 450 et dans le centre du Québec. Et si ce vote retournait à la formation souverainiste. Le "swing vote" redonnerait beaucoup de sièges au PQ.

Ensuite, parce que l'élection partielle de Charlevoix aura prouvé quelque chose à l'ADQ: il ne pourra pas compter sur le vote fédéraliste. Sans le vote massif des fédéralistes, l'ADQ ne pourra jamais espérer former un gouvernement majoritaire. C'est ça qui arrive quand on joue trop à cheval entre deux concepts que sont l'amour du Québec ou le partenariat canadien.

Finalement, si quelqu'un peut être haït plus que les souverainistes par les fédéralistes, c'est bien Mario. Meilleure chance la prochaine fois M. Dumont... si un jour elle se représente.

Photo : google

lundi 17 septembre 2007

Deux têtes valent mieux que celle de Charest

Les Libéraux commençaient à paniquer ; le pouvoir n’est plus à porter de main. Quoi faire donc? Mettre à la porte le vieux bois mort et engagé de nouveaux faiseurs d’images.

Le PLQ a donc engagé John Parisella et Michel Bissonnette.

Dans le cas de John Parisella, la surprise n’est pas importante, car ce vieux routier de la scène politique québécoise est un libéral engagé. Très respecté dans le milieu fédéraliste québécois M. Parisella mérite le respect de tous, étant conseiller des derniers premiers ministres libéraux et il a une longue feuille de route. Un conseiller de la plus pure tradition libérale.

Pour Michel Bissonnette, rien n’est moins sûre. Michel Bissonnette a été président de la Commission jeunesse du Parti libéral québécois. Il n’a pas été commissaire à n’importe quel moment période. En pleine crise constitutionnelle du Lac Meech.

Par exemple, au même moment, Jean-François Simard était président des jeunes libéraux, mais à l’échelle canadienne. Après la déconfiture de Meech, M. Simard a quitté les libéraux fédéraux pour le Bloc Québécois. Ensuite, il est devenu député et ministre dans les gouvernements Bouchard et Landry.

À cette époque, les jeunes de toutes tendances étaient tentés par l’option souverainiste.

L’aile jeunesse libérale avait fait d’énormes pressions sur Robert Bourassa pour qu’il opte pour la souveraineté. M. Bissonnette avait fait équipe avec Jean Allaire pour mettre sur pied une option qui mènerait inévitablement vers la souveraineté, ou du moins, beaucoup plus de pouvoir pour le Québec. 22 pouvoirs fédéraux vers le Québec et tous les points d’impôt.

Celui qui était l’assistant du capitaine Bissonnette se prénommait Mario Dumont. Quelques mois après Meech, Dumont prit les reines de l’aile jeunesse libérale pour, ensuite, la quitter aux côtés de Jean Allaire et former l’Action Démocratique du Québec.

Donc que peut-on penser de Michel Bissonnette ? Ce ne fût qu’une erreur de jeunesse d’opter pour la souveraineté? Est-ce que l’homme prépare l’arrivée de Mario Dumont à la tête du PLQ? Avouons qu’à court terme, c’est le seul moyen pour Mario Dumont de prendre le pouvoir ou du moins d’avoir une équipe digne de ce nom.

J’ai peut-être beaucoup d’imagination. N’empêche que MM. Bissonnette et Dumont sont très près idéologiquement.